À propos

À propos

Qui sommes-nous?

Nous sommes une ressource alternative en santé mentale. Nous offrons donc une alternative au traitement biomédical. Nous croyons en la médication et au suivi psychologique, mais nous pensons que le mieux-être peut être atteint en étant combiné avec « une attitude commune de respect des personnes usagères, de leur histoire personnelle et de leur réalité à travers une vision positive et non pathologique de la santé mentale. » (RRASMQ, la santé mentale et l’alternative) En donnant aux gens une « autre » façon de percevoir leur problème de santé mentale, en offrant un espace d’appropriation du pouvoir et en favorisant l’entraide entre les gens qui ont un vécu similaire, nous permettons à nos membres de définir eux-mêmes qui ils sont et ce dont ils ont besoin. Nous croyons que chaque personne a le potentiel d’aller mieux à sa façon, avec l’appui de sa communauté.

Notre philosophie

Nous croyons que toute personne aussi envahie qu’elle soit par les symptômes de problèmes de santé mentale ou le mal de vivre peut reprendre du pouvoir sur sa vie et exercer sa citoyenneté en prenant part à la vie de la cité.

Notre approche

histoire + savoir = pouvoir + espoir

Nos moyens

Participer / Comprendre / Choisir

Nos buts

Se rétablir – Guérir – Prévenir

Notre rêve

Aimer vivre

Notre histoire

En 1986, trois personnes suivies par les services de psychiatrie et désirant plus qu’une rencontre hebdomadaire au CLSC, se parlent de leur besoin de se rencontrer régulièrement afin de s’entraider lors des moments difficiles et de partager ensemble les solutions qu’elles ont mises en pratique. Le Centre d’activités pour le maintien de l’équilibre émotionnel de Montréal-Nord (CAMÉÉ) est ainsi né.

Notre premier café rencontre a eu lieu le 23 avril 1986. « Nous étions trois à ne pas savoir quoi se dire, tellement habitués à parler de nous en tant que malades ». De trois membres, nous sommes vite passés à dix, puis à vingt. Ensemble, nous avons découvert nos forces et nos limites. Pendant ces rencontres, nous avons petit à petit bâti un projet: celui d’avoir un Centre où il n’y aurait pas d’intervenants et où les membres s’occuperaient de tout.

En juin 1988, le groupe reçoit sa première subvention annuelle dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) : 18 000$.

En septembre de la même année, les 22 membres louent le 11 700 l’Archevêque et font les rénovations grandement nécessaires dans cette ancienne épicerie du coin. La peinture provient des restes (de couleurs et en quantités diverses) qu’un hôpital allait envoyer au recyclage. La Maison du père offre des meubles variés qu’elle a en surplus à son gîte pour itinérants du centre-ville. D’intentions artistiques en accidents heureux, les murs s’animent et jouent avec la lumière. Puis, une aire d’accueil se devine près de l’entrée. Finalement, l’ensemble prend vie. Une vie telle qu’il ne faudra attendre que deux années pour atteindre la centaine de membres en règle.

Il n’y aura pas d’employé régulier à temps plein avant 1994. Tout est assumé par les membres qui le font bénévolement. Ils sauront s’entraider chaque fois que la tâche deviendra difficile.

Parmi les premières personnes à se joindre au groupe, on retrouve celles pour qui fut inventé le mot « désinstitutionnalisées ». Elles ont connu l’hôpital psychiatrique sur une période plus ou moins longue de leur vie, certaines étant des orphelins de Duplessis. Pour ces personnes, ce local est devenu un peu leur chez-soi et le groupe, leur famille. Elles s’engageaient dans un processus de quête d’autonomie et de mieux être qui, pour certaines, prendra des années.

C’est avec grande fierté et beaucoup d’efforts qu’en juin 2019, CAMÉÉ emménage dans ses splendides nouveaux locaux. C’est au 4898 Gouin Est que nous avons maintenant pignon sur rue. Non seulement notre superficie a triplé, mais nous avons également gagné en luminosité. Les activités se déroulent maintenant au deuxième étage avec de grandes fenêtre … adieu, petit sous-sol de l’Archevêque !

Grâce à Bell cause pour la cause, c’est en janvier 2021 qu’un projet longtemps attendu et qui nous tenait à cœur a vu le jour. Nous pouvons enfin dire fièrement que nous avons développé un volet d’activités destinées aux jeunes de 15 à 25 ans à CAMÉÉ !